Book reviews – Comptes rendus – Buchbesprechungen in:

JEIH Journal of European Integration History, page 381 - 408

JEIH, Volume 22 (2016), Issue 2, ISSN: 0947-9511, ISSN online: 0947-9511, https://doi.org/10.5771/0947-9511-2016-2-381

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Book reviews – Comptes rendus – Buchbesprechungen Jacques de LAROSIÈRE, 50 Ans de crises financières, Odile Jacob, Paris, 2016, 288 p. – ISBN: 9782738134028 – 22.90 €. Jacques de Larosière (born in Paris on 12 November 1929) had an impressive career in the highest spheres of the international monetary and financial world: Director of the Treasury in France (from 1974 to 1978), Managing Director of the International Monetary Fund (from 1978 to 1987), Governor of the Banque de France (from 1987 to 1993) and President of the European Bank for Reconstruction and Development (from 1993 to 1998). Moreover, as a «retired» person, he chaired, in 2008-2009, the «High-level Group on Financial Supervision in the EU» which provided the basis for the new supervisory regime in the European Union, with a clear distinction between macro- and microprudential supervision and the creation of the three new supervisory agencies: the European Banking Authority, the European Securities and Markets Authority and the European Insurance and Occupational Pensions Authority. Financial crises, how to fight them and how to try to prevent them, have then been at the core of Jacques de Larosière’s career (and retirement). Before embarking on this review, I should probably state a declaration of interest, as I encouraged Jacques de Larosière to write these memoirs, as he graciously acknowledges (p.10). Moreover, as one of the authors of Alexandre Lamfalussy’s autobiography, I believe in the value of these works, as they contribute in conserving the memory of important witnesses.1 They provide material for historians and contribute to a better understanding of history, even if one has to be careful for the subjective element within them. With Science Po and the École Nationale de l’Administration (ENA), Jacques de Larosière gives the impression of having the typical French elite background and formation. However, the first chapters paint a rather cosmopolitan and international background, as he spent part of his youth in Rome (the time of Benito Mussolini) and Istanbul (1943-1944), as well as a significant part of his early career in Algeria. Moreover, his first language was not French, but English, as his family had a British nanny. Jacques de Larosière started working at the French Treasury in June 1963, initially working on the franc area. In 1967, he became involved with matters of the international monetary system and was one of the French negotiators of the Jamaica agreements of January 1976. With hindsight and with some French nostalgia for «fixed» exchange rate systems, he observes: «Je ne me sens pas particulièrement fier des résultats de la négociation franco-américaine, qui ouvrit la voie aux accords de la 1. C. LAMFALUSSY, I. MAES, S. PÉTERS, Alexandre Lamfalussy. The Wise Man of the Euro. A Conversation with Christophe Lamfalussy, Ivo Maes and Sabine Péters. Preface by Jacques de Larosière, LannooCampus, Leuven, 2014. 381 Jamaïque. La réalité était que le flottement était libre. L'illusion était que cette liberté pourrait être contrôlée et constituer un 'système'. On a sous-estimé à l’époque la portée de l’effondrement du système de Bretton Woods» (p.75). Notwithstanding his preference for a fixed exchange rate system, de Larosière was more sceptical with respect to the EMU project, which was launched at the December 1969 Hague Summit and with the 1970 Werner Report: «je manifestai dès l’origine une certaine réserve à l’égard du plan de l’Union monétaire présenté en 1970 par le Comité Werner et à l’élaboration duquel certains de mes collaborateurs (Jean- Michel Bloch-Lainé notamment), avaient participé» (p.95). He emphasises that convergence of economic policies and production costs is necessary for a successful monetary union. All in all, on matters of European monetary integration, he gives the impression of being closer to Raymond Barre than to Valéry Giscard d'Estaing. In June 1974, Jacques de Larosière became Director of the French Treasury, when France was trying to cope with the first oil shock. In his opinion, France postponed the necessary structural adjustments: «Nous avons eu tendance à donner la priorité au financement – au prix d’un endettement extérieur croissant dont on mesurait mal les dangers – et à renvoyer à plus tard bon nombre de réformes structurelles indispensables. La réforme la plus marquante, du point de vue structurel, nous la devons au général de Gaulle. Ce fut la constitution d’un parc important de centrales nucléaires qui nous a permis de desserrer en grande partie la contrainte pétrolière (75% de notre électricité provient du nucléaire)» (p.96). The chapter further gives a beautiful overview of the manifold tasks of the French Treasury, giving a strong verdict on the French system: «Le contrôle des entreprises publiques aurait requis beaucoup plus de temps et de formation. Ces faiblesses ont toujours grevé le système français des nationalisations. L’État croyait maîtriser les choses, mais ce n’était souvent que superficiellement» (p.93). From 1978 to 1987, Jacques de Larosière was Managing Director of the International Monetary Fund, for what he describes as «les années magiques», even if they coincided with the Latin American debt crisis. He tells how only a few people in Washington were worried about the increasing Latin American debt levels. One of these was US senator Bill Bradley, with whom he had a frank discussion: «Bill Bradley me demanda brûle-pourpoint: 'Êtes-vous inquiet de l'accumulation des dettes mondiales, notamment chez les pays en développement d'Amérique latine?' Je répondis: 'Oui'. Il me posa alors une seconde question: 'Êtes-vous inquiet au point de ne pouvoir dormir la nuit?' Je répondis: 'Honnêtement, non. Mes économistes me disent qu'avec l'inflation ambiante, la situation est gérable. Mais, comme vous, j'ai des doutes et crains un retournement'. M. Bradley me dit, à la fin de notre conversation: 'Je ne suis pas sûr que cet entretien m'ait rassuré. Mais je suis heureux d'apprendre qu'il y a tout de même deux personnes à Washington qui s'inquiètent de ce problème'» (p.116). After the start of the debt crisis, the IMF was at the centre of efforts to contain the crisis. The key objective was to avoid a Mexican default. Herefore the IMF developed the so-called «stratégie collaborative de la dette»: «Elle partait d'un constat simple: 382 Book reviews – Comptes rendus – Buchbesprechungen à la base de tout problème de dette, il y a deux acteurs responsables: le débiteur et les créanciers. Si les créanciers entendaient préserver leurs droits, il fallait qu'ils participent activement au retour à meilleure fortune de leur débiteur en consentant des reports d'échéances, des périodes de grâce, voire des réductions d'intérêts ou de principal. Et si le programme de redressement – soubassement de l'accord – l'exigeait, il fallait aussi que les créanciers participent, entre-temps à des financements nouveaux». This approach would be at the basis of a dynamic process, leading to the reinsertion of Latin America in the world economy. Moreover, it would shape de Larosière’s attitude towards the management of debt crises. In 1987, Jacques de Larosière returned to Paris as Governor of the Banque de France. This constituted for him a significant «reverse cultural shock»: «Ce fut une tout autre ambiance que j’allais retrouver à Paris. Finies la liberté et les initiatives hardies. J’étais, désormais, le gouverneur d’une Banque centrale complètement dans la main du ministère des Finances. Chaque idée que j’allais émettre devrait passer par les fourches Caudines de l’administration du Trésor. Le chemin était semé d’embûches…» (p.136). However, he was convinced of the necessity of an anti-inflationary policy and had even prepared a fall-back scenario if he had to resign because of a disagreement with the government: «J’étais si sensible à cette possibilité d’une démission, que je conservai en location, pendant mon temps à la Banque, un petit appartement dont nous ne nous servions pas puisque la Banque nous accordait un somptueux appartement de fonction. Mais je me disais que, le jour de ma démission, il serait mieux de disposer d’un point de chute, sinon ma résolution risquait d’être moins ferme» (p.146). His time as Governor of the Banque de France coincided with the relaunch of the EMU project, in which the Delors Committee, of which he was a member, played a pivotal role. Jacques de Larosière is full of praise for Jacques Delors' role as chairman of the committee: «Jacques Delors présida les séances sans a priori, et dans un esprit ouvert à tous les arguments. Il ne fit pas preuve de 'dirigisme intellectuel', ce qui joua un rôle important pour l’accord final» (p.149). However, de Larosière himself was in a delicate position: «La tradition monétaire française était aux antipodes du modèle de Banque centrale indépendante, qui avançait à grands pas de par le monde depuis quelques années. Par ailleurs, on ne pouvait guère concevoir, à mon avis, qu’une Banque centrale européenne soit le reflet et l’addition des banques centrales nationales de l’Union, chacune conservant un régime différent. Comment instituer une politique monétaire unique qui serait le résultat de discussions intergouvernementales par banques centrales interposées? […] J’étais donc persuadé, dès le début des travaux du Groupe Delors, que, si l’on souhaitait aboutir, il faudrait instituer une Banque centrale indépendante des pouvoirs publics, et que cette banque devrait être composée de banques centrales nationales elles-mêmes indépendantes». While de Larosière, also due to his IMF experience, was convinced of the necessity of central bank independence, he knew that it remained a very delicate issue in France. So, he decided to ask for a personnel meeting with the President of the Republic: «Je rencontrai donc M. Mitterrand le 1er décembre 1988 en tête à tête. Je lui déclarai qu’après les premières sessions du Comité Delors, il était clair qu’il n’y aurait pas d’accord sans la recon- Book reviews – Comptes rendus – Buchbesprechungen 383 naissance de l’indépendance de la Banque centrale européenne ainsi que de celle des banques nationales. Si nous voulions aboutir, c’était la condition de l’accord. M. Mitterrand ne me répondit pas directement. Il fit quelques remarques générales sur l’évolution de nos sociétés tendant à développer les délégations de pouvoir à des institutions autonomes. J’estimai que j’avais reçu un feu orange à défaut de feu vert. Mais certainement pas un feu rouge» (pp.150-151). When the Delors Report came out, the acceptance of the concept of central bank independence, also by Jacques de Larosière, was heavily criticized in France. In a meeting with Finance Minister Pierre Bérégovoy and his staff, Jacques de Larosière defended the Report and argued that EMU was only possible if France accepted central bank independence. Bérégovoy drew the conclusion of the meeting: «Le gouverneur a raison, mais maintenant qu’une organisation monétaire aussi puissante va être créée, il vaudrait mieux que vous travailliez sur le vrai sujet, c’est-à-dire, comment mettre en place un gouvernement européen qui puisse faire contrepoids à la Banque centrale» (p.152). In October 1993, Jacques de Larosière moved to London as President of the European Bank for Reconstruction and Development (EBRD). The Bank was in a severe crisis after the mismanagement by his predecessor, Jacques Attali, and de Larosière had to set up an important restructuring plan. It became a success, leading also to a significant improvement of the perception of the EBRD. While he warned for «ne pas trop rosir le tableau», de Larosière had a largely positive view on the EBRD : «Un grand nombre de projets – utiles et rentables – n'auraient jamais vu le jour sans le travail de la BERD. Je pense notamment aux projets d'économies d'énergie. D'audacieuses privatisations furent menées à bien, qui se sont traduites par des gains importants d'efficacité. Nombre de pays d'Europe centrale poursuivaient eux-mêmes des réformes structurelles profondes que la banque a eu le privilège d'accompagner» (p.193). After his «retirement», de Larosière became advisor of the President of BNP Paribas. However he also took up several public functions. One of the most important was the Presidency of the so-called «de Larosière committee», in 2008-2009, which was at the basis of a profound reform of the institutional architecture of financial supervision in the European Union. However, the book is rather short on this episode. For instance, on the issue of why the Committee did not advocate to transfer the supervision of the systemic banks to the ECB, he says: «Nous n'avions pas préconisé la fusion de la surveillance bancaire au niveau fédéral, car la volonté commune d'aller en ce sens n'existait pas. L'idée fut reprise plus tard, en 2013, avec le Mécanisme (bancaire) de supervision unique (MSU) entre membres de l'euro. Mais il avait fallu, pour y parvenir, la crise intense de l'euro après 2010» (p.214). In line with his earlier approach to the Latin American debt crisis, de Larosière is also very critical on the way the European sovereign debt crisis, especially Greece, has been managed: «Voilà un pays dont la dette publique était insoutenable […]. Il était donc évident, en 2009-2010, qu'un programme de redressement devait comporter – comme le veulent, du reste, les règles mêmes du FMI – une restructuration en 384 Book reviews – Comptes rendus – Buchbesprechungen profondeur de la dette. C'était indispensable pour permettre au pays de se redresser et de sortir de ses difficultés. Mais, malgré les avertissements, l'Europe et le FMI avaient choisi, collectivement, ne pas soulever ce problème, parce qu'il 'fâchait', et de laisser croire que les hypothèses de croissance économique – trop optimistes – retenues pour la Grèce dans le programme permettraient à ce pays de retrouver, spontanément, en deux ans, la confiance des marchés comme si cette crise pouvait être traitée comme une simple crise de liquidité et non pas comme une crise de solvabilité. […] On finit, plus tard, par ouvrir les yeux sur la réalité. Mais que de temps et de crédibilité perdus!» (pp.203-204). In several places in the book, de Larosière is critical about the deregulation of the financial system. At moments, he shows a certain nostalgia for foreign exchange controls: «L'interdiction de prêts de francs aux non-résidents par les banques françaises avait été, pendant les années 1970, assez efficace pour le contrôle des changes. Mais, au cours des années 1990, ce genre de mesures aurait été jugé inconcevable. La dérégulation était passée par là» (p.164). In his concluding remarks he emphasises the link between easy financing, via financial deregulation, and budgetary excesses: «Le monde financier des quarante dernières années, trop largement déréglementé, a favorisé l’irresponsabilité budgétaire» (p.223). These memoirs are written in a very clear and elegant style and illustrated with some beautiful photographs. There is also an appendix with short biographies of the main (non-French) persons cited, while notes on French persons are mostly given in footnotes (I must admit that I'm a little bit puzzled about this difference). All in all, this book is a little jewel. Naturally, there remain questions which one would have liked to be answered. However, de Larosière brings a very fine and balanced overview of his life and the positions in which he served. Moreover, his memoires offer interesting insights into the monetary and financial history of the last decades. Ivo Maes National Bank of Belgium and Robert Triffin Chair, University of Louvain Rüdiger HOHLS, Hartmut KAELBLE (Hrsg.), Geschichte der europäischen Integration bis 1989. Europäische Geschichte in Quellen und Essays, Band I. Franz Steiner Verlag, Stuttgart, 2016, 264 S. – ISBN 978-3-515-11303-8 – 29,00 €. Zu konstatieren, dass die Historiographie zur europäischen Integration ihren Blick geweitet hat, ist keineswegs neu. Von einem ursprünglich engen Fokus auf die Ideenund Diplomatiegeschichte ausgehend, nahm sie in den letzten Jahren vermehrt weitere Themenfelder in den Blick, etwa aus der Sozial- und Kulturgeschichte, und bemühte sich zugleich um eine weitergreifende Verortung des Sujets in der zeitgeschichtlichen Forschung. Der vorliegende Sammelband trägt der historiographischen Entwicklung jedoch in besonderer Weise Rechnung, indem er die Auffächerung der Integrationsgeschichte zum Organisationsprinzip erhebt. Geschichte der europäi- Book reviews – Comptes rendus – Buchbesprechungen 385 schen Integration „in Quellen und Essays“ ist durchaus programmatisch zu verstehen: Statt eines übergreifenden Narrativs oder einer Spezialisierung auf einen bestimmten Aspekt enthält der Band eine breitgefächerte Auswahl von Quellen und kurzen, begleitenden Essays, die vignettenartig Einblick bieten in verschiedene Aspekte und Themenfelder der jüngeren Forschung. Dieser durchaus ungewöhnliche Ansatz erwächst jedoch nicht direkt aus der Entwicklung der Integrationsgeschichte, sondern aus den Ansprüchen der Reihe Europäische Geschichte in Quellen und Essays. Diese sammelt originelle Text- und Bilddokumente zur Geschichte Europas vom 18. Jahrhundert bis in die Gegenwart, welche durch ein begleitendes Forschungsessay in den historischen Zusammenhang eingeordnet werden. Die Reihe richtet sich damit explizit an Dozierende und Studierende verschiedener Fachrichtungen, wobei das Interesse seitens der Geschichtswissenschaft und – für den vorliegenden Band – der interdisziplinären European Studies überwiegen dürfte. Der Sammelband selbst soll drei Ziele erreichen: (1) eine erhöhte Sichtbarkeit der neuen Themen der europäischen Integrationsgeschichte, (2) „mehr Sensibilität“ für die historische Quelleninterpretation, und (3) mehr Aufmerksamkeit für das Themenportal Europäische Geschichte von Clio-online (http://www.europa.clio-online.de/), in dem die 22 für den Band ausgewählten Quellen und Essays erstmals veröffentlicht wurden (S.22). Die Einleitung bietet neben einem Überblick über den Band einen knappen, aber kompetenten Abriss über die jüngere Forschung. Darin gliedern die beiden Herausgeber die bereits seit Längerem konstatierte Öffnung und Erweiterung der europäischen Integrationsgeschichte nach sieben Themenfeldern und listen zu jedem Bereich umfangreiche, aber keineswegs erschöpfende Beispiele aus der Literatur seit etwa 2000, mit Fokus auf Publikationen der letzten 6-7 Jahre. Ergänzt werden diese Literaturhinweise durch eine Auswahlbibliographie jüngerer Synthesen zur Geschichte der europäischen Integration. Für das Zielpublikum der Reihe bietet die Einleitung des Bandes damit eine kurze, aber gelungene Einführung in existierende Forschungstrends und einen Startpunkt für eine weiterführende Beschäftigung mit der Thematik. Besonders positiv hervorheben möchte ich die Intertextualität der Beiträge. Obgleich die Essays nicht nach einer vorher festgelegten Programmatik verfasst wurden, wurden sie doch so ausgewählt, dass sie Bezug zueinander herstellen, etwa wenn im ersten Teil des Bandes liberaldemokratische, völkische und sozialistische Europaentwürfe gegenübergestellt werden. Der Ansatz, stets eine Quelle und ein begleitendes Essay zusammen abzudrucken stellt die Quelleninterpretation in den Mittelpunkt, bietet jedoch zugleich eine weiterführende Einordnung. Die Essays werden außerdem nicht nur durch die üblichen Fußnoten, sondern ebenfalls durch eine kurze Auswahlbibliographie zur jeweiligen Thematik ergänzt. Hier liegt ein überaus leserfreundliches Konzept vor, dessen Herausgeber sich offensichtlich Gedanken um die praktische Nutzbarkeit des Bandes in der Lehre gemacht haben. Die angenehme Kürze der Texte und das thematisch breite Spektrum laden zum Blättern und zu einem lexikalischen Zugriff ein. Das chronologische Gliederungsprinzip und der bewusste Ver- 386 Book reviews – Comptes rendus – Buchbesprechungen zicht auf eine übergreifende Agenda verstärken den Eindruck, dass dies auch durchaus so gewollt ist. Die Auswahl abgedruckter Quellen umfasst sowohl Klassiker wie Robert Schumans Regierungserklärung vom 9. Mai 1950, welche den Grundstein für die Montanunion legte, als auch eher ungewöhnliche Formate wie ein Filmstill aus den französischen Fernsehnachrichten nach der Reaktorkatastrophe von Tschernobyl. Insgesamt gelingt es dem Band, sein Ziel, „klassische und neue Themen der Geschichte der europäischen Integration“ (S.15) Seite an Seite abzudrucken, mit dem Anspruch zu verbinden, die Sichtbarkeit der neuen Themen zu erhöhen. Wünschenswert wäre eine stärkere Einbeziehung wesentlicher zeithistorischer Kontexte der europäischen Integration, insbesondere des Ost-West Konflikts und der Entkolonialisierung. Beide Themenfelder spielen zwar eine Rolle, der geographische Schwerpunkt des Bandes liegt aber ganz deutlich auf den EWG-Staaten. Positiv ist hingegen, dass europäische Integration hier nicht ausschließlich in Bezug auf die EU-Vorgängerinstitutionen gedacht wird. Nicht nur kommen andere institutionelle Kontexte wie EFTA und KSZE zur Sprache, sondern auch mediale und intellektuelle Europakonstruktionen wie die Eurovision oder Léon Blums Konzept einer „Dritten Kraft“. In der Lehre kann der Band somit in mehrfacherer Hinsicht ein Augenöffner sein: Das Buch wirft Schlaglichter auf wichtige Themen der europäischen Integrationsgeschichte aus dem Blickwinkel der jüngeren Forschung und bietet Studierenden durch seine Einleitung und Auswahlbibliographien einen guten Ausgangspunkt für die weiterführende Literaturrecherche. Durch die zentrale Rolle der Originaltexte regt der Band überdies zur eigenständigen Auseinandersetzung mit den Quellen an. Dies ist in der Geschichtswissenschaft selbstverständlich, für andere Disziplinen, an die sich das Buch ausdrücklich richtet, aber ebenfalls interessant. Gerade in der interdisziplinären Lehre kann dieser Band hilfreich sein, um Praxis und Wert des historischen Zugangs zu verdeutlichen. Umso bedauerlicher ist daher, dass der Band sich – mit nur einer Ausnahme – auf deutschsprachige Texte beschränkt. Während die Herausgeber in der Einleitung zu Recht kritisieren, dass „[n]ationale Forschungen zur europäischen Integration […] weiterhin erstaunlich stark gegeneinander abgeschlossen“ bleiben, gestehen sie schon im nächsten Absatz ein, dass der Band sich „[t]rotz des internationalen Themas […] auf deutschsprachige Autoren“ beschränkt (S. 15), obgleich im Themenportal Europäische Geschichte auch viele englisch- und französischsprachige Beiträge erschienen sind. Diese Entscheidung macht einen sinnvollen Einsatz des Buches für die Lehre in den European Studies, die nicht nur interdisziplinär, sondern zumeist eben auch international aufgestellt sind, leider fast unmöglich. Hier entgeht dem Band ein Publikum, das für eine vergleichbare englisch- oder wenigstens mehrsprachige Publikation sehr gute Verwendung gehabt hätte. Insgesamt wird der Band den selbstgesteckten Ansprüchen und den Zielen der Reihe gerecht. Die vignettenartige Struktur erweist sich als durchdachtes Konzept, das nicht nur für die Lehre nützlich ist, sondern auch die Entwicklung in der jüngeren Forschung widerspiegelt. Die Auswahl der Quellen und Essays stellt klassische und Book reviews – Comptes rendus – Buchbesprechungen 387 neue Themen der europäischen Integrationsgeschichte gleichberechtigt nebeneinander und schärft so den Blick für die Vielfalt des Feldes. Gleichzeitig wird durch diese kuratierte Auswahl und die Intertextualität der Beiträge ein Mehrwert zum Themenportal Europäische Geschichte geschaffen, der die erneute Veröffentlichung der Texte in einem Sammelband rechtfertigt. Es bleibt zu hoffen, dass der Band die Popularität des Themenportals weiter erhöhen kann, auch wenn hier mit Blick auf das internationale Publikum eine Chance vertan wurde. Daniel Stinsky Universität Maastricht Salvador FORNER, Heidy-Cristina SENANTE (eds), La unidad europea. Aproximaciones a la historia de la Europa comunitaria, Publications Universitat d’Alacant, San Vicent del Raspeig, 2016, 202 p. – ISBN 978-84-9717-436-7 – 15,00 €. In the last two decades, the historiography of European integration has experienced an important evolution, passing from a generalised complacency to critical rigour. This change has occurred in light of the challenges faced by the European Union (EU) since the early 1990s, and especially after 2008. One of the implications of this transformation is that the official, self-fulfilling narrative of the process of European integration has been called into question from different perspectives by academics of different disciplines. In La unidad europea, Salvador Forner and Heidy-Cristina Senante, who work in Contemporary History at the Universitat d'Alacant, offer a Spanish-language selection of previously-published articles by internationally prominent scholars of history and political science that illustrates how and why the official narrative of the history of the EU is being challenged. The objective of Professor Salvador Forner and Dr. Heidy-Cristina Senante is to contribute to “a better understanding of the history and the present of the European Union” (p.9) by placing this topic under scrutiny by different critical views in a single collection. All of the articles that comprise this book, apart from the editors’ own chapter, have been already published elsewhere in English or French in the last ten years. The primary originality of this book, therefore, is to collate some of the most prominent critical views on the history, narrative, and nature of the European integration. What seems to me to emerge from La unidad europea is the argument that the narrative of the process of European integration is in crisis, which is interlinked to the problems that the EU is currently experiencing. As we are facing a topic that is historically open, this narrative is being revised from various ideological, theoretical, and methodological perspectives. This is interesting for challenging the predominant, officially-promoted narrative of the construction of Europe, which is progressive, deterministic, and excessively simplistic. The essays here provide heterogeneous views on the history, the narrative, and the raison d’être of European integration; its eleven chapters could be divided into 388 Book reviews – Comptes rendus – Buchbesprechungen three groups according to their arguments. The first would be composed of the second and third chapters, written by Antonin Cohen and Mark Gilbert respectively, and the final chapter by Antonio Moreno Juste. These authors share a focus on the dominant narrative for explaining the history of European integration that prevails in the historiography, the media and the EU institutions. They bring to light how biased, teleological and triumphalist this narrative is, and they point out some of the problems that this established narrative can imply due to its lack of rigour. Mainly, they identify the fact that this narrative tends to blur the different ideological, political and economic interests, transactions and failures that lie behind the construction of a unified Europe, thus distorting its history. Moreover, they consider the potential danger that this biased narrative can have on policy-makers and on collective memory. Moreno Juste points out that this narrative could have serious effects on the legitimacy of the national narratives of the EU member countries (he especially focuses on Spain) that have linked their historical accounts to that of the EU. The second group of approaches to European integration is also critical towards the predominant narrative mentioned above, but it challenges this narrative in a different way, which is based more on empirical research than on historiographical analysis and from very diverse angles of analysis. Guido Thiemeyer in chapter six and John Gillingham in chapter seven discuss the Monetary Union in order to challenge the official narrative on European integration, and to explain the nature of some of the EU’s current problems. Thiemeyer shows that contrary to what is commonly assumed, the creation of the euro is not a logical or necessary evolution stemming from the process of European integration. He thus shows how teleological is the view held by the EU that considers the Monetary Union to be a natural step in the process of European integration. Gillingham, in turn, offers a completely different kind of criticism of the EU, guided by neo-liberal convictions; he identifies some malfunctions and shortcomings in the working, development and structure of the EU, and proposes solutions based on a neo-liberal agenda in order to save a specific idea of Europe. The third grouping of perspectives offer a further angle for criticising the narrative of European integration. It focuses on some of the counter-narratives that have emerged and spread especially after the beginning of the European crisis of 2008. Andrew Moravcsik in chapter eight and Giandomenico Majone in chapter nine reflect on two issues at the core of the main criticisms that the EU is currently receiving within and beyond academia – its democratic deficit and its lack of legitimacy. According to Moravcsik, the democratic deficit of the EU is a myth based on ill-informed perceptions. He demonstrates that the EU is at least as democratic as its member states, if not more so. This leads him to argue that the democratic deficit of the EU does not exist, and to offer instead a positive image of the current EU. Majone also deals with the problem of the democratic deficit of the EU, but his argument is radically different to Moravcsik’s. He argues that the expansion of the supranational competences brought about by the European Single Act, the Treaty of Maastricht, and the jurisprudence of the European Court have entailed a democratic deficit in the EU that could put its own existence at risk. Finally, Fernando Guirao in chapter ten Book reviews – Comptes rendus – Buchbesprechungen 389 refutes the perception existing in the public opinion of many European countries that Germany and its inflexible and unsupportive way of exerting economic and political leadership, are at the root of Europe’s current crisis. He proves this argument to be false, demonstrating that the pre-eminent role of Germany in Europe has its origin in the Treaty of Maastricht and that it was not the outcome of a deliberate German strategy, but rather the result of the combination of several factors, including German economic strength and the inability of other European countries to cope with the challenges posed by globalisation. All of these views and investigations of the history, the narrative and the nature of the EU are complemented by two chapters by Alan Milward and a chapter by the editors. In chapters four and five, Milward reflects on the reason why Europe has become a politically and economically unified continent and on the role of the UK within it. These two issues are currently a hot topic, as the prolonged politico-economic crisis of the EU and the recent Brexit referendum need an historical explanation to be properly understood; Milward offers a starting point. The editors’ opening chapter offers a panoramic view of the interconnection between the narrative on the European integration process, and its actual integration, offering a framework for these diverse views on the EU to be contextualised to an extent. This book is highly-recommended reading for undergraduates as well as researchers interested in the history of the EU, and particularly recommended for Spanish-speaking students. The articles chosen by the editors provide a rich, complex and diverse set of interpretations that are helpful for thinking afresh on European integration and its narratives. Moreover, its timeliness makes it very relevant for nonacademic readers. However, the very heterogeneity of the contents leaves some room for criticism. The editors could have improved the coherence of the book by adding a conclusion. In the introduction, they remark that the views provided are not “homogeneous or systematic” (p.9), but a final reflection would have made the book more cohesive and heightened the reader’s understanding of the significance of these essays and the debates they invite. Nevertheless, La unidad europea is a collection that is timely and very relevant within Spanish academia. Alan Granadino European University Institute Emmanuel COMTE (dir.), Les régimes de l’emploi en Europe méditerranéenne depuis les années 1960, Cahiers Irice, Paris, 2014, 84 p. – en ligne: http:// www.cairn.info/revue-les-cahiers-irice-2014-1.htm Pourquoi l’Europe du Sud a-t-elle été particulièrement touchée par la crise économique depuis 2008? Ce volume collectif utilise l’approche historique pour répondre à cette question. Il privilégie un facteur, les régimes de l’emploi, définis dans l’introduction comme un ensemble couvrant à la fois les normes sociales (temps de travail, salaires, droit du travail) et la proportion d’une population employée. 390 Book reviews – Comptes rendus – Buchbesprechungen Dans sa contribution, Emmanuel Comte revient sur le régime d’emploi en France. L’originalité de son approche réside dans le choix de la politique migratoire comme variable d’explication majeure. Ainsi, selon son analyse, l’immigration de travail pousse les salaires des moins qualifiés à la baisse car l’afflux de migrants ne correspondait pas à une demande de travail, et ce même à la fin des années 1960. Il conclut alors: «These factors caused the French labour uprising of spring 1968». Le mouvement de mai 68 a entraîné une forte hausse du salaire minimum, qui s’est poursuivie par la suite dans les années 1970. L’inflation ainsi générée a détérioré la valeur du franc, incitant ainsi à des dévaluations régulières face au deutschemark, car l’inflation restait inférieure en RFA. Par la suite, les accords monétaires européens (SME, UEM), ainsi que la flexibilisation du marché du travail ont modifié la donne. À la fin de sa contribution, Emmanuel Comte élargit sa focale à l’ensemble de l’Europe méridionale, étudiée plus rapidement. Pour lui, la pression à la baisse des salaires liée de l’immigration de travail est plus tardive dans les autres pays de l’Europe du Sud, mais elle se produit également. Finalement, cet article peut être considéré à la fois comme une étude du cas français, et comme une introduction approfondie au volume. Karl Lauschke présente ensuite une étude comparée des syndicalismes allemands et français dans les années 1970, une période de forte inflation. Il met en valeur la spécificité de l’attitude des responsables politiques, mais aussi syndicaux allemands: une forte intolérance à l’inflation. L’expérience de l’hyperinflation de 1923, qui a été une des causes du discrédit du régime de Weimar, a certainement joué dans cette attitude. Si la DGB (Fédération des syndicats allemands) apparaît souvent combative, elle admet également, à certains moments, la nécessité d’une certaine modération salariale promue par le chancelier Helmut Schmidt, pourtant issu du SPD. En France, le syndicalisme est plus divisé et plus conflictuel. Le gouvernement joue un rôle majeur dans la fixation du régime d’emploi. Malgré ces divergences, les syndicats allemands et une partie des syndicats français participent à la création de la Confédération européenne des syndicats (CES) créée en 1973, un élément indispensable à la structuration du champ social européen. Un juriste, Philippe Martin, présente ensuite l’évolution du droit du travail en Italie et en Espagne, deux pays généralement négligés dans les études comparatistes du type «Varieties of capitalism». À chaque fois, l’État y joue un rôle important mais déclinant récemment au profit de régulations centrées sur l’entreprise. L’héritage historique est marqué par une longue expérience de dictature corporatiste, incluant une forte protection de l’emploi. Cependant, ces dispositions tendent à s’amenuiser depuis les années 1980 avec les lois de flexibilisation du marché du travail. Francesco Petrini présente ensuite le cas italien. Il explique la crise actuelle par la «contre-révolution néolibérale» des années 1970 et 1980, à laquelle les gouvernements italiens ont pleinement participé. Mais Francesco Petrini identifie un premier tournant dans le cas italien dès 1964, lorsque la Banque d’Italie adopte une politique plus restrictive, même si c’est surtout le choc pétrolier de 1973 qui provoque des mutations drastiques. En 1978, le dirigeant de la CGIL, le principal syndicat italien, manifeste son acceptation de la politique de modération salariale. Francesco Petrini Book reviews – Comptes rendus – Buchbesprechungen 391 souligne le poids des motivations internes dans ces choix, loin d’une explication fondée uniquement sur la contrainte extérieure. Dans sa conclusion, Éric Bussière revient sur l’interdépendance des facteurs qui unissent toutes ces dynamiques, et sur quelques similitudes chronologiques. On retiendra en effet de ce petit volume stimulant une grande diversité des contributions, avec l’apparition d’acteurs parfois négligés comme les travailleurs migrants ou la Banque centrale italienne. Par-delà les spécificités nationales, les mutations idéologiques et l’intégration européenne, toutes insistent toutefois sur l’impact majeur du choc de la globalisation depuis les crises des années 1970. Laurent Warlouzet Université du Littoral Côte d’Opale Victor FERNÁNDEZ SORIANO, Le fusil et l'olivier. Les droits de l'Homme en Europe face aux dictatures méditerranéennes (1949-1977), Éditions de l'Université de Bruxelles, Bruxelles, 2015, 338 p. – ISBN: 978-2-8004-1588-8 – 30,00 €. Human rights have become a fashionable topic. While reading the book for this review I ran into numerous new publications on the emergence of a human rights conscience on the level of the European Community.1 It is ironic that this laudable scholarly effort is seeing light when the institutional human rights conscience of the European Union is, as the 2015-2016 refugee crisis has shown, at low historical levels. Le fusil et l'olivier. Les droits de l'Homme en Europe face aux dictatures méditerranéennes (1949-1977) by Victor Fernández Soriano constitutes a valuable addition to the existing literature in this field. While other authors take a country case-study approach, Fernández Santos deals with the three dictatorships of Southern Europe: the Franco regime in Spain, the military Junta in Greece after 1967 and, to a much lesser extent, the Salazar/Caetano regime in Portugal. Moreover, while others limit their studies to concrete episodes in time and space, Fernández Santos covers the period from the establishment of the Council of Europe, in 1949, to 1977, when the three Southern European dictatorships had been transformed into young democracies able and willing to request accession to the European Communities. Le fusil et l'olivier derives from the adaptation of a Ph.D. thesis and is well structured. It contains four thematic chapters, preceded by a short Introduction, and a very useful index of names, an indispensable tool for a book which provides much infor- 1. F. BAUDET, ‘A statement against the totalitarian countries of Europe’: human rights and the early Cold War, in: Cold War History, 2(2016), pp.125-140; M. DURANTI, European Integration, Human Rights, and Romantic Internationalism, in: N. DOUMANIS (ed.), The Oxford Handbook of European History, 1914-1945, Oxford UP, Oxford, 2016, pp. 440 f.; L. FERRARI, The European Community as a Promoter of Human Rights in Africa and Latin America, 1970-80, in: Journal of European Integration History, 2(2015), pp. 217-230; M. GAWIN, B. MARKIEWICZ, A. NOGAL, R. WON- ICKI, Human and Citizens Rights in a Globalized World, Centre for Philosophical Research, Warsaw, 2016; E. PEDALIU, Human Rights and International Security: The International Community and the Greek Dictators, in: The International History Review, 2016 on line; and special issue of the European Review of History, 1-2(2016). 392 Book reviews – Comptes rendus – Buchbesprechungen mation on particular cases of human rights abuses by the Greek and Spanish authorities in the 1960s and 1970s. The Introduction deals with the issue of human rights in Europe against the backdrop of the 2012 Nobel Peace Prize awarded to the European Union for advancing the causes “of peace and reconciliation, democracy and human rights in Europe”.2 Apropos this event, the author states that democracy and human rights are not in the DNA of European integration. On this much we agree. He goes on to suggest that it took until the 1970s for the European Community to adopt a clear-cut stance on the value of democratic credentials and the promotion and defence of human rights. On this point we differ: as the reader shall see, I have reason to doubt that such a shift ever took place, so cannot share the author’s enthusiasm for the parable of Europe’s budding conscience. Chapter 1 deals with the emergence of human rights as a framework demanding attention on policy-makers' international agendas. This chapter covers the period from the creation of the Council of Europe to the Saragat memorandum of 1964: an official request made by Giuseppe Saragat, Italy’s Foreign Minister, for progress by the Six members of the European Community on the admission of the United Kingdom and other Northern countries. Chapter 2 deals with the Community’s response to the Franco regime's attempt to forge closer relations, from 1962 to 1970. Chapter 3 shifts the focus to Greece, from the coup d'État of 21 April 1967 to the end of the military regime in 1974. Chapter 4 covers the period that saw, in the author's words, the "triumph" of a human rights framework, and the creation of "a common human-rights policy" by 1977. The book's 1,197 footnotes provide the reader with almost every single official statement, press communiqué and parliamentary record in which the terms 'human rights' was mentioned from 1949 to 1977. In certain respects this work reminds me of the effort that Walter Lipgens carried out to map the pro-European unity declarations in the non-Communist resistance movements during World War Two (Documents on the History of European Integration, 3 vol., 1985-1988). The author’s priority in each case is to compile the desired evidence, rather than to weigh the relative influence of statements and declarations on policy-making in their respective areas. The story related in this book is a straightforward one. We are told that there was a certain division of labour in Europe: while the Council of Europe took care of the defence of democratic values, including basic human and political rights, the Six pursued the creation of a common market, and the North Atlantic Alliance took care of the collective military defence of Western Europe. Relations with Spain under Francoism in the early 1960s and with the Greek Junta after 1967 led the European Community to adopt in its relations with non-democratic regimes an attitude involving the respect of basic human rights, rather than its traditional commercial stance where human-rights issues would have apparently not played any role. This change in attitude came as a result of confronting the human-rights questions posed by the official Spanish request for an association with the EEC in February 1962 and the negotiations with Greece after the arrival to power of the military in April 1967, negotiations that were due to the various clauses included in the association agreement of Greece with the EEC which had been signed in July 1961. The author concludes that "the Spanish and Greek experiences in the 1960s define the practice of a common 2. Official website of the Nobel Prize, https://www.nobelprize.org/nobel_prizes/peace/laureates/2012/ eu-facts.html (accessed on 30 May 2016). Book reviews – Comptes rendus – Buchbesprechungen 393 foreign policy based upon the promotion of democracy and human rights in Europe, which would have remained in force to this day" (p.264 – the translated quotes from the book under review are this reviewer's own). Unfortunately, we are not told when and why the implementation of this policy stopped. If there ever was a common foreign policy based upon “the promotion of democracy and human rights in Europe”, the truth is that we do not see it nowadays. Recently, Timothy Gaston Ash has reminded us that the European Union has deprioritised human rights on its external or foreign policy agenda.3 I am not sure that anyone today could argue that the European Union practises a foreign policy based upon the respect of human rights, when the 1951 United Nations convention on the Status of Refugees is not applied by EU members States and institutions to the thousands of Syrian refugees abused and mistreated on EU borders under State government orders. My main bone of contention with the arguments developed in this book is connected with just such human rights violations. How does this book help us to understand the weak stance of the European Union when confronting the greatest human rights crisis within its boundaries since the establishment of the European Coal and Steel Community? Not much, unfortunately. What renders European integration history dispensable to other disciplines and public opinion in general is its incapacity to speak to the present, and its tendency to provide contemporary readers with misleading signals from the past which do not resist serious intellectual inquiry. This reviewer cannot but disagree with the conclusion which, in my view, Fernández Soriano is deriving from the interpretation of selective historical records. Let me be clear in this respect: the book contains a lot of indisputable and valuable historical facts, but it omits many others that would dramatically change the deriving conclusions. And this omission is possible because the author does not pose himself the simple question: what practical effect has the progressivist narrative on human rights had in the real world? This book has a clear methodological weakness: the author departs from an interpretative framework – quite a benign one, in which the European Community would have presented a policy involving high moral standards in human rights in the face of non-democratic regimes –which fits his personal preference, not the complete set of historical evidence at our disposal. Having set an interpretive framework prior to considering the facts, he tends to address only those facts that support his deductions; this leaves little room for the inductive component necessary for sound historical reasoning. This is a clear case of cherry-picking: departing from conclusions and picking the facts that fit a pre-determined narrative. When conclusions are laid on such uneven foundations, a balanced understanding of subsequent events is not possible. Explaining the relations of the European Community with Francoist Spain from the human rights perspective takes the reader not very far and in the wrong direction. Human rights was, unfortunately, not the main driver of the Six’s – or, later, the Nine’s – policy in relation to Spain. It was, rather, the fact that Spain was the fastest growing economy in Europe and the closest large single market outside the Community which had remained well-protected behind high tariff walls and non-tariff barriers. The author’s neglect of this elementary fact – the business potential of 34 million new con- 3. Free speech is under attack, from Beijing to Istanbul, in: The Guardian, 12.05.2016. 394 Book reviews – Comptes rendus – Buchbesprechungen sumers – leads him to position Greece and Spain as if they were similar cases from the outlook of Brussels and other West European capitals, when they were not. Twenty years ago, in this same journal, I argued that the Spanish government did not request, in 1962, an association with the European Communities, but the opening of trade negotiations in order to reduce the negative impact that the establishment of the Common Agricultural Policy would have represented for Spain.4 The use of the term association in the official request was conceived to attract the anticipated opposition to any negotiations with Spain into blocking the association option, while freeing the way to obtaining what truly interested Spain: access to Community markets. The sentence that most mattered in the letter that the Spanish Minister of Foreign Affairs sent to Brussels on 9 February 1962 was the first one: "I have the honour to request on behalf of my Government the opening of negotiations aimed at studying the possible connection of my country with the European Economic Community in the manner which may be most convenient for our mutual interests".5 This was a strategy conceived by Madrid following upon the advice received from the Quai d'Orsay and with the acquiescence of Bonn. Not surprisingly, France brought the case of Spain to the Committee of Permanent Representatives in January 1964, and, after the main opposition against the association of Spain had been tabled by the Dutch and Italian ambassadors, Germany presented exploratory talks with Madrid as a sensible course of action. The political barrier to the opening of concrete negotiations with Spain lasted less than two years, a shorter period than was the case for Austria, Sweden or Switzerland – the neutral States that had requested association to the European Communities following the British accession request in 1961, and were treated no better than Spain. Once the political barrier had been overcome it was the turn of economic objections. The six years that lapsed between the political green light in January 1964 and the signing of a bilateral EEC-Spain trade agreement in June 1970 cannot be explained but by the disputes over the competition that Spanish agricultural products represented for Italy and France, and the Spanish resistance to open the domestic market to industrial competition from the Six. As the second Counsellor of the French Permanent Representation in Brussels, Gabriel Robin, put it, right before the opening of proper bilateral EEC-Spain negotiations, "[p]our la première fois, dans l'histoire de la Communauté, il s'agira d'un accord dicté non pas par des raison politiques, mais par l'espoir d'un donnant-donnant avantageux".6 The most interesting side of this story is that this business-like attitude that the Six showed to Francoism was exactly the same that the Nine showed when the first democratically-elected Spanish government submitted the official accession applications to the three Communities in July 1977. This attitude revealed a continuity that has passed unnoticed by public opinion in general and researchers in particular. The truth is that human rights did not appear, even once, in the bilateral negotiations between the Commission and the Spanish delegation. The Spanish authorities under Francoism never felt any real pressure, in 4. F. GUIRAO, Association or Trade Agreement? Spain and the EEC, 1957-64, in: Journal of European Integration History, 1(1997), pp.103-120. 5. Ibid., Annex, p.120. 6. Archives Diplomatiques (Nantes), Représentation permanente de la France auprès des Communautés européennes à Bruxelles 1958-1983, 25POI/1/907, "Note: Espagne", 21.11.1967. Book reviews – Comptes rendus – Buchbesprechungen 395 political terms, from the European Community as such to move towards more democratic forms of governance, even if modestly. What Spain obtained from its 1962 request was the most favourable trade agreement that any Spanish government – democratic or otherwise – could have dreamed of at the time. After 1973, Spain enjoyed almost free access to the industrial markets of the Nine while keeping its own market well protected until the date of full accession to the European Communities on the 1st of January 1986. This occurred regardless of the numerous abuses of human rights committed by the Francoist State during the negotiations (1964-1970) and from the very same date that agreement was signalled (on 29 June 1970), and which the European Commission recorded with precision. The basic relationship between the Community and the Franco regime remained unaltered after 1970 despite constant violations of human and political rights in Spain and constant denunciation of the authoritarian nature of the Franco regime by European public and parliamentary opinion.7 Fernández Soriano is entitled to disagree with any previously-published scholarly research, but he needs to confront the historical facts it has brought to light, particularly those facts which contradict the conclusions that he is trying to sustain. This is not only intellectually fair and honest from a scholarly point of view but safer! It saves time and unnecessary mistakes while permitting new scholarly efforts to advance our collective stock of knowledge. Fernández Soriano is representative of a new wave of scholars that – perhaps due to the publish or perish pressure to advance in their academic careers rather than any intellectual sloth, scholarly negligence or poor doctoral training – eschew dialogue with their predecessors, resulting in research that, deprived of the benefit of prior efforts, is unlikely to add to or challenge existing discourse. The historical evidence that this book provides does not change the established view that the European Community was disinclined to defend democracy or human rights should this ever endanger the free trade or customs union provisions of its arrangements with foreign countries – this despite the fact that such deals constituted invaluable sources of political legitimacy for the non-democratic regimes affected. In other words, selling products, rather than values, was the main thrust of the European Communities in the 1960s, 1970s and 1980s. That was also the case after the military coup in Greece in April 1967, when the EC Council decided to freeze the Treaty of Association, but the tariff removal schedule continued smoothly and the suspension of financial assistance from Brussels was compensated by long-term borrowing from alternative West European sources, including EC member States. Viewed correctly, the suspension of negotiations with Greece on the harmonization of agricultural policies – which was also linked to the freezing – was devoid of any exemplary moral component. Italy, and to a large extent France, had been having second thoughts over the benefits of the Greek association since 1964. The military coup in Athens provided a golden opportunity to postpone the troublesome question of agriculture from the agenda of EEC-Greek relations. 7. F. GUIRAO, The European Community’s role in promoting democracy in Franco’s Spain, 1970-1975, in: J. VAN DER HARST (ed.), Beyond the Customs Union: The European Community’s Quest for Deepening, Widening and Completion, 1969-1975, Nomos, Baden-Baden, 2007, pp. 163-193. 396 Book reviews – Comptes rendus – Buchbesprechungen In 1972, when it was the turn of Portugal to negotiate a free-trade industrial agreement with the Nine, after the accession of the United Kingdom and Denmark had been assured, the non-democratic nature of the political regime in Portugal was no obstacle – just as it had been no obstacle to Austria, Denmark, Norway, Sweden, Switzerland and the United Kingdom sharing membership of the European Free Trade Association (EFTA) with Portugal under António Salazar. Again, the Six treated Portugal – like Austria, Sweden and Switzerland – as an EFTA member State. There was never any intention on the part of the Portuguese government to request an association with the European Community that provided no benefit over the kind of agreement EFTA members were already able to secure in negotiations with the Community. Likewise, the Community response to the Cyprus crisis of the summer of 1974 did not include freezing the normal functioning of the Association Agreement with Ankara, although delays in implementing the passage to the second stage of the agreement were unavoidable. In fact, when the Mediterranean became a focus of maximum tension in the mid-1970s after the crisis of 1973 in the Middle East, and the progressive breakdown of military dictatorships in Southern Europe, the Community tried to isolate trade policy from political disturbance. This was fully in line with the Community’s willingness, after the Hague summit of December 1969, to forge a wide network of partnerships on the basis of preferential industrial trade arrangements with as many countries as possible. Again, in the 1980s, the desire to reduce Cold War tensions in Europe deprioritised the human rights dimension in relations with Eastern European countries in the aftermath of the Helsinki process, despite the numerous public violations of human rights in the Soviet Union and its Eastern European empire. In sum, this book proves that, forty years ago already, there were reasons for the European Community to conduct a foreign-trade policy anchored in genuine democratic principles but it does not prove that such development took place. Quite unfortunately indeed! Fernando Guirao Jean Monnet Professor of History Universitat Pompeu Fabra, Barcelona Hein HOEBINK (Hrsg.), Europa um 1900 / Europa um 2000, Düsseldorf University Press, Düsseldorf, 2015, 232 S. – ISBN 978-3-643-12404-3 – 24,90 €. Europa, auch wenn es gegenwärtig kaum vorstellbar scheint, wuchs im Verlauf des 20. Jahrhunderts in vielerlei Weise zusammen. Die dahinter stehenden Prozesse grenzüberschreitender Kooperation gingen weit über den Institutionalisierungsprozess der Europäischen Gemeinschaften seit den 1950er Jahren hinaus. Der auf eine Düsseldorfer Tagung im Juni 2013 zurückgehende und von Hein Hoebink, dem langjährigen Inhaber der Jean Monnet Professur für die Geschichte der europäischen Integration an der Heinrich-Heine-Universität, herausgegebene Sammelband nimmt sich diesem wichtigen Thema an. Gemeinsamer Ausgangspunkt der insgesamt elf von einem interdisziplinären Autorenteam verfassten Beiträge ist die Suche nach Book reviews – Comptes rendus – Buchbesprechungen 397 historischen Verflechtungen zwischen den Staaten Europas auch jenseits eines institutionalisierten Rahmens. Ob sich dadurch europäische Geschichte wirklich „anders schreiben [lässt] als bisher“, wie der Klappentext verspricht, darf angesichts der mittlerweile existierenden Fülle an verflechtungsgeschichtlichen Studien – für die nicht zuletzt einige der Autorinnen und Autoren des Bandes verantwortlich zeichnen – zwar bezweifelt werden. Dennoch schließt das Buch insofern ein Desiderat, als dass es zahlreiche qualitativ hochwertige, empirische Einzelstudien sammelt und dabei eine historische Langzeitperspektive eröffnet, die bis in die Gegenwart reicht. Die inhaltliche Anlage des Bandes spiegelt die Schwerpunkte der neueren Europahistoriografie hinsichtlich des Rahmenthemas wider. So veranschaulichen mehrere Beiträge erstens die wirtschaftsgeschichtliche Seite innereuropäischer Interaktionen im 20. Jahrhundert. Horst A. Wessel spürt in einem langen Aufsatz der Geschichte der Kartellierung in Europa nach, einem seit den wegweisenden Arbeiten von Éric Bussière oft untersuchten Gegenstand. Sachkundig zeigt Wessel, wie sich europäische Unternehmen seit dem letzten Drittel des 19. Jahrhunderts zum Zwecke der Marktregulierung über Preisabsprachen oder Kontingentierungen, ob aus Eigenantrieb heraus oder auf Druck der nationalen Regierungen, in vielen Industriesektoren zu Kartellen zusammenschlossen. Zwar war dieses besonders in der Zwischenkriegszeit beliebte ökonomische Werkzeug nach dem Zweiten Weltkrieg diskreditiert, der grenzüberschreitenden Tätigkeit großer Wirtschaftsunternehmen tat dies jedoch keinen Abbruch. Dies illustrieren die Aufsätze von Susanne Hilger zu transnationalen Kooperationen und Fusionen von Großkonzernen nach 1945 und von Heinz-Dieter Smeets/Anita Schmid zum europäischen Außenhandel, der sich seit dem Zweiten Weltkrieg in einem Spannungsfeld von Regionalisierung und Globalisierung bewegte. Guido Thiemeyer schließlich weist in seinem Vergleich der Lateinischen Münzunion von 1865 und der seit den 1950er Jahren geschaffenen Europäischen Währungsunion nach, dass Währungsintegration in Europa über eine längere historische Dimension verfügt, die bis weit ins 19. Jahrhundert zurückreicht. Angesichts zahlreicher Unterschiede, was die Konstruktion der Währungsunionen und den jeweiligen historischen Kontext angeht, betont Thiemeyer aber auch nachdrücklich die Grenzen von historischen Vergleichen hinsichtlich der Frage nach der Funktionalität der Währungsintegration in der EU und der Zukunft des Euro: „Lehren aus der Geschichte“, so seine gegen entsprechend argumentierende Publikationen gerichtete Diagnose, seien hier nur schwer möglich. Zweitens werden technikgeschichtliche Perspektiven auf das Thema aufgezeigt. Die Aufsätze von Mathias Mutz und Christian Henrich-Franke widmen sich einem in der internationalen Europaforschung jüngst verstärkt diskutierten Aspekt, der „verstecken Integration“ Europas durch Prozesse der infrastrukturellen Verdichtung. Während Henrich-Franke einen knappen Überblick über grenzüberschreitende Kooperationen in den Bereichen Verkehr und Kommunikation gibt, untersucht Mutz die europäische Energiepolitik und vergleicht den Kohlemarkt im Europa der ersten Hälfte des 20. Jahrhunderts mit den Elektrizitätsnetzen in der zweiten Hälfte. Infolge der hier festzustellenden grenzüberschreitenden Dynamiken sowie politischen Liberalisierungstendenzen interpretiert er das „Europa der Elektrizität“ zugleich als „Mo- 398 Book reviews – Comptes rendus – Buchbesprechungen tor der europäischen Integration [und] als Sinnbild eines unkontrollierbaren Europas der marktliberalen Technokraten“ (S.160). Ein dritter Akzent des Bandes betrifft das Feld der Ideengeschichte. Christoph Cornelißen analysiert den intellektuellen und wissenschaftlichen Europadiskurs zur Zeit der beiden Jahrhundertwenden. Um 1900 wie um 2000 beschworen kritische Intellektuelle wie Anatole Leroy-Beaulieu oder Jürgen Habermas aus einer Situation der politischen Unsicherheit sowie des eigenen Anspruchs zur gesellschaftlichen Bewusstseinsänderung heraus die Einheit des Kontinents. In vielen der oft diffus bleibenden Entwürfe schien Europa ungeachtet aller Krisen als Synonym für Fortschritt auf. Der historiografiegeschichtliche Beitrag von Armin Heinen thematisiert die Europäisierung der deutschen Geschichtswissenschaften, die um 1900 noch fast durchgehend am Modell nationaler Selbstbestimmung orientiert waren. Ihre sukzessive, wenn auch nur langsam voranschreitende Internationalisierung erklärt Heinen mittels der Akteur-Netzwerk-Theorie über eine Europäisierung der Lebenswelten und einen entstehenden europäischen „Kommunikations- und Orientierungsraum“ (S.256), der sich auch in einer zunehmend grenzübergreifenden Forschungsförderung und neuen Berufungspolitik niederschlug. Auch die übrigen Beiträge fokussieren zentrale europäische Verflechtungsprozesse. Alexander Proelß zeichnet die Kodifizierung des internationalen Rechts seit dem 19. Jahrhundert nach. Er hebt dabei die historische Singularität der Unionsrechtsordnung hervor; das supranationale EU-Recht unterscheidet sich mithin trotz mittelbarer Zusammenhänge fundamental vom Völkerrecht früherer Epochen. Hein Hoebink untersucht Formen transnationaler polizeilicher Zusammenarbeit im deutsch-niederländischen Grenzraum seit dem späten 19. Jahrhundert und zeigt, dass sich die Einsicht in die Notwendigkeit grenzüberschreitender Verbrechensbekämpfung in Europa bereits lange vor dem Schengener Abkommen durchgesetzt hatte. In seiner Analyse der transatlantischen Beziehungen weitet Kiran Klaus Patel den räumlichen Blickwinkel. Waren diese um 1900 noch vorwiegend geprägt durch die gewaltigen Migrationsprozesse von Europa gen Nordamerika, so sollten sie sich bis zum Jahr 2000 auf unterschiedlichen Ebenen, etwa in den Bereichen Außenpolitik und Wirtschaft, intensivieren und ausdifferenzieren, wobei sich zeitgleich das Mächteverhältnis zwischen den Kontinenten komplett wandelte und die europäische Position in der Welt schwächte. Es erscheint müßig zu betonen, dass die Liste der in dem Band untersuchten Interaktionen nicht vollständig ist und nahezu beliebig hätte erweitert werden können (keine Berücksichtigung finden u.a. die Themenkreise Sport, Binnenmigration und Tourismus, Medien, zivilgesellschaftliche Bewegungen, Parteien etc.). Auch bilden Westeuropa und speziell Deutschland in den meisten Studien den Ausgangs- und Mittelpunkt der in den Blick genommenen Verflechtungen, andere, zumal periphere, europäische Regionen etwa im Osten werden dagegen ausgeblendet, was die Reichweite der Befunde sicherlich etwas einschränkt. Nichtsdestotrotz besticht das Buch durch seine thematische Vielfalt, über die ein breites Panorama europäischer Zeitgeschichte Book reviews – Comptes rendus – Buchbesprechungen 399 aufgespannt wird. Mit Hilfe der diachronen Analyse machen die Aufsätze ebenso verblüffende wie aufschlussreiche Konjunkturen europäischer Verflechtungen sichtbar. Erfreulicherweise beschränken sich die meisten Beiträge nicht auf einen bloßen Vergleich der Situation an den Jahrhundertwenden, sondern thematisieren auch die Entwicklungen in der Zeit dazwischen und gegebenenfalls deren Vor- und Nachgeschichte. So erscheint der Mehrwert der beiden künstlich, bzw. in den Worten des Herausgebers aus „heuristischen Gründen“ (S. 16), zu Zäsuren erhobenen Jahre 1900 und 2000 für eine Analyse europäischer Interaktionen insgesamt fraglich, zumal sich direkte historische Verbindungen nicht für alle Themen gleichermaßen ziehen lassen. Mehr noch: Lässt sich die Geschichte eines interagierenden Europas im 20. Jahrhundert wirklich schreiben, ohne die gewaltsamen Erschütterungen der Jahre 1914 bis 1945 – die der neueren Forschung zufolge keinesfalls nur desintegrierend wirkten – und die anschließenden Umwälzungen der Jahrhundertmitte als dem offenkundigen Wendepunkt vom Zeitalter des Nationalismus zur Epoche der zunächst west- später gesamteuropäischen Integration explizit zu berücksichtigen? Während die Beiträge zusammengenommen überzeugend die Intensität und Spannbreite europäischer Verflechtung im 20. Jahrhundert nachweisen, bleibt ferner das konkrete Verhältnis von Interaktion und Europäisierung letztlich noch weitgehend offen. Konnten Momente der Verflechtung nicht, wie einige Aufsätze selbst offenbaren, durchaus ambivalente Züge tragen, etwa Regionalisierung- und Nationalisierungstendenzen befördern, oder zu Abgrenzung und zur Exklusion anderer führen? Tatsächlich rief der steigende Grad an Kooperation – so ein Befund von Horst A. Wessel für die europäischen Unternehmer – oftmals noch nicht einmal bei den jeweiligen Akteuren ein europäisches Bewusstsein hervor. Und inwiefern müssten nicht auch gescheiterte Versuche der Integration stärker beachtet werden, um ein empirisches gefestigtes Bild europäischer Verflechtungsgeschichte jener Jahre zu zeichnen? Es ist zu hoffen, dass es vielleicht gerade diese offenen Fragen sind, die diesen überaus lesenswerten Sammelband zu einem noch wichtigeren Impulsgeber für die Europahistoriografie machen werden, als er es aufgrund der Qualität der einzelnen Aufsätze ohnehin schon werden dürfte. Florian Greiner Universität Augsburg Sümeyra KAYA, Entscheidung für Europa. Historische Grundlagen der türkischen Europapolitik, Klartext Verlag, Essen, 2014, 351 S. – ISBN: 978-3-8375-1107-9 – (Broschur.) 34,95 €. Gehört die Türkei zu Europa? Diese Frage, die in den 1960er Jahren der damalige EG-Kommissionspräsident Walter Hallstein mit einem klaren Ja beantwortete und deren Bejahung die Grundlage des 1963 zwischen der EWG und der Türkei geschlossenen Assoziationsabkommens bildete, bewegt seit mehreren Jahren heftig die politischen Gemüter. Auch die Wissenschaft hat sich intensiv mit den türkisch-europäischen Beziehungen auseinandergesetzt. So liegt inzwischen eine Reihe von po- 400 Book reviews – Comptes rendus – Buchbesprechungen litikwissenschaftlichen wie auch geschichtswissenschaftlichen Arbeiten vor, die das Verhältnis zwischen der Türkei und Europa, vor allem aus Sicht der Europäischen Gemeinschaften und der Europäischen Union, untersuchen und die türkische Europapolitik als Ausdruck einer klaren Westorientierung der Türkei deuten. Der Herausbildung und Entwicklung dieser Westorientierung und damit der Grundlage der türkischen Europapolitik widmet sich das Buch der Historikerin Sümeyra Kaya. Im Unterschied zur Mehrzahl der bislang vorliegenden Publikationen betrachtet sie die türkische Europapolitik nicht aus einer europäischen Perspektive und rückt auch nicht die politischen Entscheidungsprozesse in den Mittelpunkt der Betrachtung, sondern geht der Frage nach, wie die gesellschaftlichen und politischen Eliten in der Türkei ihr Verhältnis zu Europa definierten. Vornehmlich auf Basis türkischer Quellen, insbesondere Zeitschriftenartikel und Bücher türkischer Intellektueller, untersucht Kaya den gesellschaftspolitischen Diskurs in der Türkei in den 1950er Jahren und die damals intensiv geführte Auseinandersetzung mit dem politischen Erbe des Staatsgründers Mustafa Kemal Atatürk. Wenngleich der Schwerpunkt des Buches auf den Jahren 1950 bis 1963 liegt, so greift die Verfasserin zunächst weiter aus und erörtert die Grundlagen der türkischen Verwestlichungspolitik seit dem Ende des Osmanischen Reiches sowie insbesondere die Vorstellungen des Staatsgründers Atatürk, welcher eine Faszination für den Westen hegte und in Europa das nachahmenswerte Vorbild für die türkische Republik erblickte. Durch seine zahlreichen innenpolitischen Reformen, wie Einführung des Laizismus und der Demokratie, wirtschaftliche Modernisierung und Ausweitung des Bildungssektors, wollte er sein Land gen Westen orientieren und brach damit zugleich mit langjährigen türkischen Traditionen. Für die nach dem Zweiten Weltkrieg einsetzende außenpolitische Orientierung der Türkei am Westen, welche eine Abkehr vom bislang verfolgten strikten außenpolitischen Neutralitätskurs Atatürks bedeutete, macht Kaya verschiedene Faktoren verantwortlich: die als Bedrohung wahrgenommene Position der Sowjetunion, das Bestreben, sich aus einer isolierten Stellung zu befreien sowie der Wunsch nach wirtschaftlicher Modernisierung des Landes und nach Wiederaufbauhilfe durch die USA. Die dadurch motivierte Westorientierung fand ihren Ausdruck in der türkischen Teilnahme an der OEEC, der NATO und dem 1949 gegründeten Europarat, zu dessen Bedeutung als Kontaktforum zwischen der Türkei und den westeuropäischen Staaten und mögliche Verstärkung der Verwestlichungstendenzen leider nichts ausgeführt wird. Den 1959 gestellten Antrag der Türkei auf Assoziierung mit der EWG betrachtet Kaya als Konsequenz einer in den 1950er Jahren vollzogenen bewussten Hinwendung zu Europa und nicht, wie einige andere Forschungsarbeiten, als bloße Reaktion auf den kurz zuvor erfolgten griechischen EG-Beitrittsantrag. Der von Kemal Atatürk angestoßene Verwestlichungsprozess blieb allerdings, wie Kaya in ihrer detaillierten Auseinandersetzung mit verschiedenen ‚Europatheoretikern‘ der 1950er Jahre zeigen kann, nicht unwidersprochen. Während die seit 1950 regierende Demokrat Partisi (DP) an dem kemalistischen Kurs im Wesentlichen festhielt, wurde gleichzeitig unter Soziologen, Juristen, Philosophen, Schriftstellern, Journalisten und Wirtschaftstheoretikern eine heftige und sehr heterogene Debatte über den türkischen West- oder Europäisierungskurs geführt und wurden grundsätzliche Fragen über die türkische Identität aufgeworfen. Neben unbedingten Befürwortern des Verwestlichungsprozesses, wie den so genannten ‚Bütüncüler‘, welche die Abschüttelung aller osmanischen Traditionen und die vollständige Übernahme westlicher Strukturen verlangten, und grundsätzlichen Gegnern der Westorientie- Book reviews – Comptes rendus – Buchbesprechungen 401 rung, die insbesondere den Laizismus und die Traditionsfeindlichkeit des Kemalismus anprangerten, gab es zahlreiche Intellektuelle, die eine Synthese zwischen der kemalistischen Westorientierung und der türkischen Tradition suchten. Sie forderten die Verschmelzung von West und Ost als Grundlage einer türkischen Identität und die Rückkehr des Islams in das öffentliche Leben der Türkei. Die ‚Synthese-Theoretiker‘ waren, so Kaya, überzeugte Anhänger der Demokratie und der türkischen Republik, argumentierten aber im Sinne der türkischen Mehrheit, „die noch immer geprägt war von muslimischen Traditionen und Werten“ (S.259) und bemühten sich so, im Unterschied zum Staatsgründer Mustafa Kemal Atatürk, um eine Anpassung des Systems an die Gesellschaft und nicht umgekehrt. Die Auseinandersetzung mit dem Gedankengut dieser türkischen Eliten und ihrer Kritik an der Unterdrückung türkischer Traditionen ist sehr erhellend und erklärt zum Teil auch die in den vergangenen Jahren aufgetretene, oftmals mit Verwunderung wahrgenommene Distanzierung der Türkei von einem einseitigen oder eindeutigen Westkurs. Recep Tayyip Erdoğan, so das Fazit der Autorin, vertritt mit seiner Politik eine Linie, die es immer in der Türkei gegeben hatte, welche aber von den traditionellen Kemalisten ignoriert oder auch bekämpft worden war. Den oft unhinterfragt als selbstverständlich betrachteten Verwestlichungsprozess der Türkei auf seine Motive, aber auch seine Probleme hin untersucht und dem Leser Einblick in die innertürkische Auseinandersetzung mit der West- und Europapolitik geliefert zu haben, ist das unbestrittene Verdienst dieses Buches, das in einigen anderen Teilen, wie bei der Darstellung der türkischen Geschichte seit dem Ende des Osmanischen Reiches und der Erörterung des Assoziationsabkommens zwischen der Türkei und der EWG, im Wesentlichen die Ergebnisse des gegenwärtigen Forschungsstandes wiedergibt. Ärgerlich ist, dass weder Verfasserin noch Verlag sich um Korrekturen der oftmals sinnentstellenden Zeichensetzung bemüht haben, die das Lesen dieses Buches erschwert. Auch hätte man sich an manchen Stellen eine kritischere Auseinandersetzung mit verwendeten Begrifflichkeiten und theoretischen Ansätzen, beispielsweise der Definition von Außenpolitik und dem Verhältnis zwischen Innen- und Außenpolitik, gewünscht. Gabriele Clemens Universität Hamburg Johannes GROßMANN, Die Internationale der Konservativen. Transnationale Elitenzirkel und private Außenpolitik in Westeuropa seit 1945 (Studien zur internationalen Geschichte, Bd.35), De Gruyter/Oldenbourg, München, 2014, XI-651 S. – ISBN 978-3-486-76507-6 – 84,95 Euro. Sara WARNEKE, Die europäische Wirtschaftsintegration aus der Perspektive Wilhelm Röpkes (Schriftenreihe der Aktionsgemeinschaft Soziale Marktwirtschaft N.F., Bd.13), Lucius & Lucius, Stuttgart, 2013, 311 S. – ISBN 978-3-8282-0555-0 – 48,00 Euro. Informelle Zirkel und (wirtschafts)politische Ideen spielten und spielen im Prozess der europäischen Integration zweifellos eine nicht unerhebliche Rolle. Präzise Aus- 402 Book reviews – Comptes rendus – Buchbesprechungen sagen darüber, wie wichtig ihr Beitrag jeweils war, bereiten jedoch einige Schwierigkeiten. Dies belegen zwei Arbeiten, die unterschiedlichen Akteuren gewidmet sind. Johannes Großmann, Juniorprofessor für Geschichte Westeuropas an der Universität Tübingen, untersucht in seiner Dissertation mehrere konservative Elitenzirkel, darunter das Comité International de Défense de la Civilisation Chrétienne, das Centre Européen de Documentation et dʼInformation, das Institut dʼEtudes Politiques Vaduz und den Cercle Pinay bzw. Violet. Entgegen der verbreiteten Ansicht, dass der politische Konservatismus, diskreditiert durch die Kollaboration mit dem Faschismus und dem Nationalsozialismus, keine internationale Sammlung versucht habe, vertritt er die These, „dass sich die konservativen Kräfte in Europa bereits kurz nach dem Zweiten Weltkrieg zu einem Bündnis zusammenfanden“, das sich seit den 1960er Jahren zu einer Art „Internationale der Konservativen“ entwickelt habe (S.3). Anders als ihre sozialistischen oder christdemokratischen Pendants mit vergleichsweise festen organisatorischen Strukturen gründeten sie „auf der Arbeit mehrerer eng miteinander verflochtener konservativer Elitenzirkel, die weitgehend unbemerkt von Medien und politischen Gegnern einflussreiche Politiker, Publizisten und Unternehmer versammelten und ihnen Möglichkeiten zum Austausch mit Gleichgesinnten aus anderen europäischen Ländern boten“ (S.3-4). Großmanns Ziel ist es, Organisationsformen und Arbeitsweise dieser Gruppierungen „in ihrer transnationalen Dimension zu rekonstruieren und im breiteren historischen Kontext nationaler und internationaler Entwicklungen zu verorten“ und die „historische Bedeutung dieser ̔ Internationale der Konservativenʼ zu bewerten“ (S.5). Seine Untersuchung konzentriert sich auf den Zeitraum zwischen den späten 1940er und den 1980er Jahren. Dadurch eröffnet er sich die Möglichkeit – anders als frühere, meist nur bis in die 1960er Jahre reichenden Studien –, den politisch-ideologischen Wandel besser in den Blick zu bekommen. Ihr liegen publizierte Materialien und Quellenbestände aus über dreißig Archiven in acht Ländern zugrunde: schon dies eine wirklich beeindruckende Leistung. Die Gliederung der Arbeit folgt dem gängigen zeitgeschichtlichen Periodisierungsschema: Der Phase der Gründung und Konsolidierung der Zirkel in den „kurzen“ 1950er Jahren folgen die durch Erfolge, aber auch Stagnation gekennzeichneten „langen“ 1960er Jahre; den Abschluss bilden Wandel und Aufbruch im Zeitraum zwischen den frühen 1970er und den frühen 1990er Jahren. In jedem der drei Teile werden die politisch-organisatorische Entwicklung der einzelnen Zirkel, deren Rolle und personelle Zusammensetzung sowie die wichtigsten politischen Themen analysiert. Hier sei kurz auf den Wandel der integrationspolitischen Ideen verwiesen: Obwohl die meisten konservativen Gruppierungen nach dem Krieg den Europagedanken befürworteten, lehnten sie das durch den Schumanplan angestoßene supranationale Einigungsprojekt aus Sorge vor dem Entstehen eines „technokratischen Superstaats“ und wegen der Beschränkung auf sechs Länder ab. Insgesamt fällt auf, dass die Europakonzepte der Konservativen eher vage ausfielen und in der Kritik der zeitgenössischen Integrationsinitiativen gipfelten, ohne nennenswerte eigene, positive Vorschläge formulieren zu können. Ihr Beitrag zum Europadiskurs erschöpfte sich größ- Book reviews – Comptes rendus – Buchbesprechungen 403 tenteils in der Verstärkung bereits existierender, gegen die supranationale Variante gerichteter Konzepte. Dieser Befund führt zu der komplizierten Frage nach dem Einfluss der konservativen Elitenzirkel. Großmann räumt selbst ein, dass sie, „gemessen an ihren oft ambitionierten Zielen und ihrer bemerkenswerten personellen Zusammensetzung“, jedenfalls „nur wenige Erfolge verbuchen“ konnten (S.555). Und in der Tat, aktive Spitzenpolitiker finden sich in den Zirkeln und auf ihren Zusammenkünften eher selten. Dies gilt noch mehr für die Unternehmerszene: Großmann erwähnt beispielsweise drei deutsche „Industrie-Kapitäne“, die zum Zweck der dauerhaften finanziellen Unterstützung der deutschen Sektion des Comité International de Défense de la Civilisation Chrétienne kontaktiert wurden – freilich ohne Erfolg. Überdies lassen sich die drei – H.C. Paulssen vom Arbeitgeberverband, Wilhelm (nicht: Hans-Wilhelm!) Beutler vom Bundesverband der Deutschen Industrie und H.J. Abs von der Deutschen Bank – kaum als Industriekapitäne einstufen. Und obwohl die Deutsche Bank einzelne Zirkel seit 1960 „wiederholt“ mit Beträgen zwischen 1.000 und 5.000 DM bedachte, gingen diese Summen, wie der Generalsekretär eines begünstigten Zirkels verärgert anmerkte, „nicht über das Maß dessen hinaus, das man einem Vogelzüchterverband zu geben bereit ist“ (S.183). Unternehmer hatten und bevorzugten andere, seriösere Gremien und Netzwerke für ihre transnationalen Kontakte. Die „eigentliche historische Rolle“ dieser häufig in persönliche Rivalitäten und Eifersüchteleien verstrickten Elitenzirkel sieht der Autor denn auch zu recht „vor allem in der Sozialisierungsfunktion, die sie als Denkkollektive im Hinblick auf die einzelnen Mitglieder übernahmen“. Und nicht zuletzt, auch dies ein wichtiges Ergebnis Großmanns, trugen die regelmäßigen internationalen Treffen dazu bei, „konservatives Denken mit liberalen Wert- und Ordnungsvorstellungen zu versöhnen“ (S.555). Wilhelm Röpke taucht bei Großmann nur einmal auf. Ein „Netzwerker“ war der 1899 in einem Dorf am Südrand der Lüneburger Heide geborene Nationalökonom, der als einer der Väter der Sozialen Marktwirtschaft gilt, demnach nicht. Welch gro- ßen Einfluss seine wirtschaftspolitischen Analysen und Überzeugungen indes auf den europäischen Einigungsprozess hatten, weist Sara Warneke in ihrer Tübinger Dissertation überzeugend nach. Ihre ausschließlich auf veröffentlichten Quellen fußende Untersuchung hat sie in zwei große Teile gegliedert. Zunächst untersucht sie Röpkes Vorstellungen einer integrierten Weltwirtschaft. Anschließend zeichnet sie dessen Sicht des europäischen Einigungsprozesses nach, beginnend mit der Organization for European Economic Cooperation (OEEC) und der Europäischen Zahlungsunion (EZU) über die Europäische Gemeinschaft für Kohle und Stahl (EGKS) bis zur Europäischen Wirtschaftsgemeinschaft (EWG). Dabei wird deutlich, dass Röpke unter politischen Gesichtspunkten die EGKS als „wichtigen Schritt für die Integration des europäischen Kontinents“ akzeptierte (S.117), die wirtschaftliche Konstruktion jedoch ablehnte: „Bei den weiteren Integrationsbestrebungen“, so Warneke, sollte die Montanunion nach Ansicht Röpkes „daher nicht als Präzedenzfall herangezogen, sondern als Singulärfall beschränkt und so weit wie möglich abgemildert und vor Abwegen wie […] 404 Book reviews – Comptes rendus – Buchbesprechungen der Investitionslenkung bewahrt werden“ (S.118). Abschließend vergleicht sie Röpkes Vorstellungen mit denen dreier anderer, dem „Ordoliberalismus der Freiburger Schule“ (S.2) zuzurechnenden Ökonomen: Ludwig Erhard, Alfred Müller-Armack und Friedrich August von Hajek. Im zweiten Teil geht die Autorin im Lichte der seither eingetretenen einigungspolitischen Entwicklungen und der entsprechenden Erfahrungen der Frage nach, wo Röpke Recht behalten und wo er geirrt habe. Die Bilanz fällt durchaus positiv aus, auch wenn sich manche Befürchtungen Röpkes, etwa dass im Fall der EWG „die Abschließungseffekte der Zollunion die Befreiungseffekte nach innen […] überlagern“ könnten (S.234) nicht erfüllt haben. Sein Unbehagen gegenüber einem „Zentralstaat“ oder einem „Kolossalstaat“ Brüsseler Provenienz mit „ausgeklügeltem bürokratischen und technokratischen Überbau mit Hang zu Totalitarismus“ (S.274) wird von manchen heutigen Gegnern des Einigungsprozesses zweifelsohne geteilt, wie die Brexit-Debatte zeigte. Beide Bücher setzen sich auf unterschiedliche Weise mit institutionellen und ideellen Faktoren des europäischen Integrationsprozesses auseinander. Welche Rolle konservative Elitenzirkel bzw. die wirtschaftspolitischen Vorstellungen und Vorschläge jeweils konkret spielten, mag strittig sein. Dass diese Dimensionen in der Analyse keinesfalls vernachlässigt werden dürfen, steht jedoch außer Frage. Prof. Dr. Werner Bührer Bernard JULLIEN, Andy SMITH (eds), The EU’s Government of Industries: Markets, Institutions and Politics, Routledge, London, 2014, 280 p. – 978-1138786769 – 45.24 $. A book edited by an economist and a political scientist rarely commands the attention of historians. However, a closer look at The EU’s Government of Industries, edited by the economist Bernard Jullien and the political scientist Andy Smith, reveals not only an interesting methodology, but also stimulating empirical findings for historians on the last decades of EEC/EU history, both in terms of actors and in terms of ideas. The book’s main issue is “how industries are currently governed at the scale of the EU” but also, and more relevant from an historical perspective, “how industries have come to be governed at the scale of the EU”. It stems from an interdisciplinary research project, which had led to 150 interviews. The team was composed mainly of economists and political scientists as well as one medical doctor and one historian (Sigfrido Ramirez Perez). The approach is both institutionalist and constructivist. It considers markets not only in terms of material interest, but also as the product of social, historical and political dynamics. As a result, the vast bulk of the book is devoted to a period ranging from 1990 to present day, with frequent forays into the 1980s, and sometimes even into the 1960s-1970s. It focuses on the interaction between national and European, public and private actors in four sectors (wine, carmaking, pharmaceuticals, and aquaculture). Book reviews – Comptes rendus – Buchbesprechungen 405 In terms of actors, the book’s main strength lies in its refusal of any teleology, be it the old one – on the inevitable rise of the United States of Europe – or the new one, on the growing importance of transnational actors, considered either as inherently progressive, or as part of a neoliberal plot. Instead, it insists on the role of experts mobilized by EU institutions, usually (at least since the 1990s) to provide a seemingly depoliticized technical discourse around the notion of competitiveness. They are used by certain Commissioners who appeared as particularly influential, such as the Danish Commissioner for agriculture Fischer Boel. Coming from a country with no wine culture, she promoted a major reform of the wine market in 2008 designed to align this product with other CAP sectors. The chapter on wine (written by Xabier Itçainia, Antoine Roger and Andy Smith) underlines that this watershed reform did not occur unexpectedly. It was the result of decades of mobilization of new actors, in particular coming from the New World, and from a shift in the balance of power from producers to merchants. The contest also took place at the world level, with the creation of a new international association and a contest between the Americans and the French over the control of the Organisation internationale du vin. The book insists on the role of business actors in the shaping of the EU government of industry. The chapter on competition policy (written by Matthieu Montalban, Sigfrido Ramirez Perez and Andy Smith) is short on the history of the public policy in itself, which is sketched only briefly. It focuses on its implementation in the car-making and the pharmaceutical industries. Business actors appear as influential, but not as predominant because they are usually divided. For example, the chapter on car-making (written by Bernard Jullien, Tommaso Pardi and Sigfrido Ramirez Perez) illustrates the persistent divisions among the main automobile manufacturers, pitting in particular the French and the Italians on one side, and the Germans on the other. Most of the time, intra-national divisions also played a role. Lastly, British car manufacturers had disappeared from the picture in the 1980s only to be replaced by Japanese companies that had established themselves in the UK. All in all, the book concludes on the “incompleteness” of the EU government of industry: the European institutions are not all-powerful as large firms and national actors have remained influential. In terms of ideas, the book clearly shies away from a recent trend in the literature describing the period ranging from 1979 onwards, as one characterized by a mechanical and inevitable rise of neoliberal ideas. The editors are very clear about this type of literature, which they dismiss as too simplistic in its obsession about “a neoliberal ideological crusade or conspiracy” (p.260). Instead, the book carefully explores the rise of the “competitiveness” paradigm, a more precise concept than “neoliberal ideas”. It convincingly demonstrates that many alternatives to a neoliberal order were active within the EU/EEC government of industries before the 1990s. During this decade, a major shift took place in many sectors, from the 2008 wine reform to the disappearance of voluntary export restraints to limit Japanese car exports. The authors also provide a welcome new analysis of the origins of the current economic crisis, whose roots lie in the deficit in purchasing power of working and middle-class people, which then in turn led to excessive borrowing, and ultimately to a financial crisis. However, even in the 2010s, the domination of neoliberal ideas 406 Book reviews – Comptes rendus – Buchbesprechungen has not prevented the Commission from tolerating massive state aid to industry, in particular to car-making. From an historical point of view, this book is both extremely insightful and rich, and also rather frustrating. Like many other books of political science, it is rather short on references, including for the numerous interviews conducted. The concern over anonymity certainly played a role, as well as the imperative to write a concise book. It is thus difficult for an historian to reproduce the findings. Lastly, a glossary would have been invaluable, given the tendency of the authors to use self-made acronyms. IR stands here for ‘Industry Regulation’ but in many papers of political science it instead refers to the field of “International relations”. Similarly, IO generally refers to “International Organization” but here to “Institutional Order”. SD means “Sustainable Development” in this book and “Social-Democrats” in others, etc. Despite these particular reservations, this book provides a stimulating framework for further historical research on the interaction between public and private actors in EEC/EU history. Laurent Warlouzet Université du Littoral Côte d’Opale Book reviews – Comptes rendus – Buchbesprechungen 407 Die Erziehung zur Mündigkeit Bestellen Sie jetzt telefonisch unter (+49)7221/2104-37 Portofreie Buch-Bestellungen unter www.nomos-shop.de Alle Preise inkl. Mehrwertsteuer eLibrary Nomos Unser Wissenschaftsprogramm ist auch online verfügbar unter: www.nomos-elibrary.de Aufklärung oder Unmündigkeit Wie weit strahlt das Licht der Vernunft? Die Werte der Aufklärung im 21. Jahrhundert Von Ltd. MinR a.D. Dr. Wolfram Försterling 2016, 917 S., geb., 149,– € ISBN 978-3-8487-2257-0 eISBN 978-3-8452-6348-9 www.nomos-shop.de/24641 Als Beitrag zur aktuellen Wertediskussion belegt das Buch die wesentliche Bedeutung der Werte und Ideale der Aufklärung für die heutige Zeit. Zunächst wird im historischen Teil dargelegt, welche Werte und Ideale in der Epoche der Aufklärung im 18. Jahrhundert in Europa und Nordamerika entwickelt und juristisch fixiert wurden. Anschließend wird im juristischen Teil dargestellt, dass und wie diese Werte konkret durch aktuelle Rechtstexte – auf internationaler, europäischer und nationaler Ebene – in rechtliche Ge- und Verbote transformiert wurden. Danach wird im philosophischen Teil belegt, dass diese Werte auch heute noch in der Sphäre der Ideen philosophisch fundiert sind. Schließlich werden im gesellschaftskritischen Teil aktuelle anti-aufklärerische Gegenkräfte und Verhaltensweisen diskutiert. Dazu gehören mittelalterliche Tendenzen in der Grundlagenphysik ebenso wie ein feststellbares „religiöses Revival“ und aktuelle Probleme im Umgang mit Islam und Islamismus. Aufklärung oder Unmündigkeit Wolfram Försterling Wie weit strahlt das Licht der Vernunft? Nomos Die Werte der Aufklärung im 21. Jahrhundert

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References

Abstract

The purpose of The Journal of European Integration History is to encourage the analysis and understanding of different aspects of European integration, especially since 1945, in as wide a perspective as possible. The Journal publishes the conclusions of research on diplomatic, military, economic, technological, social and cultural aspects of integration. Numbers devoted to single themes as well as to diverse subjects are published in English, French or German. Each number includes reviews of important, relevant publications.

Website: www.zgei.nomos.de

Zusammenfassung

Die Zeitschrift für Geschichte der europäischen Integration bietet ein Forum zur Erforschung des europäischen Integrationsprozesses in allen Aspekten: den politischen, militärischen, wirtschaftlichen, technologischen, sozialen und kulturellen. Ihren Schwerpunkt bilden Beiträge zu den konkreten Einigungsprojekten seit 1945, doch werden auch Arbeiten zu den Vorläufern und Vorbereitungen publiziert. Die Zeitschrift erscheint zweimal im Jahr. Neben Themenheften stehen „offene“ Ausgaben, und jedesmal werden auch Besprechungen wichtiger Neuerscheinungen veröffentlicht. Die Beiträge eines internationalen Autorenkreises erscheinen in englischer, französischer oder deutscher Sprache.

Homepage: www.zgei.nomos.de